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Pourquoi les derniers étages du 18e sont les plus exposés

Pourquoi les derniers étages du 18e sont les plus exposés

Des toitures pentues en zinc, souvent anciennes

Les couvertures en zinc à forte pente des immeubles de Montmartre et des Grandes-Carrières vieillissent par les points singuliers : agrafures, noues, solins contre souches de cheminée, entourages de châssis. Une couverture peut être globalement saine et fuir ponctuellement depuis quinze ans.

Des chéneaux encaissés

Sur les immeubles de la Butte, les chéneaux sont souvent encastrés entre le mur de façade et la couverture. Un chéneau obstrué par les feuilles ou dont les soudures ont lâché déborde vers l’intérieur — pas vers la rue. L’eau entre alors directement en tête de mur et descend derrière l’enduit, parfois sur deux étages.

Des combles aménagés et des chambres de bonne

Sous-pentes, isolation entre chevrons, hauteur réduite : l’eau est piégée dans l’isolant entre le rampant et le parement, sans aucune possibilité de séchage naturel.

Une topographie qui complique tout

Les pentes de Montmartre, les escaliers, l’absence d’ascenseur dans une majorité d’immeubles et l’étroitesse des cages rendent l’acheminement du matériel réellement contraignant.

Le bâti du 18e cumule des facteurs de risque

Le bâti du 18e cumule des caractéristiques qui font des toitures la première source de sinistres du secteur. Chaque infiltration nécessite un diagnostic précis afin d’identifier le véritable cheminement de l’eau avant toute remise en état.

Le piège du diagnostic saisonnier

Une infiltration de toiture ne se manifeste que lors d’épisodes pluvieux avec vent, et disparaît ensuite. Beaucoup de propriétaires du 18e attendent « de voir si ça revient ». Pendant ce temps, l’isolant se colonise et la charpente s’humidifie.

Notre position : dès qu’une tache apparaît en tête de mur ou en rampant au dernier étage, il faut ouvrir et mesurer, même si la tache a séché. Une tache sèche en surface ne dit rien de l’état de l’isolant derrière.

Qui paie ? La question qui bloque le plus de dossiers dans le 18e

Sur une infiltration de toiture, la responsabilité se partage entre plusieurs régimes, et c’est ce qui explique les blocages.

  • La toiture, les chéneaux et les souches de cheminée sont en principe des parties communes : leur entretien et leur réparation incombent à la copropriété.
  • Les dommages causés à l’intérieur de votre logement relèvent des assurances, selon la convention IRSI sous 5 000 € HT par local sinistré.
  • Un défaut d’entretien avéré de la copropriété peut engager sa responsabilité, ce qui est une discussion distincte.

Ce que nous apportons

Un constat technique daté, avec localisation précise du point d’entrée d’eau et description de son caractère récurrent. C’est le document qui permet au syndic d’engager la reprise de couverture et à votre assureur d’instruire la partie intérieure. Sans lui, chacun renvoie vers l’autre.

Nous ne sommes pas couvreurs : nous identifions et documentons, le couvreur répare, et nous reprenons ensuite l’intérieur.

Travaux après un dégât des eaux

Cas concrets rencontrés dans le 18e arrondissement

Cas type 1 — Solin de souche de cheminée

Secteur Grandes-Carrières. Tache récurrente en tête de mur au 6e et dernier étage, uniquement par vent de nord-ouest. Sondage : isolant en rampant saturé sur 3 m², moisissure sur le pare-vapeur. Dépose complète du parement et de l’isolant, traitement de la charpente, assèchement, isolant neuf après reprise du solin par le couvreur, puis parement et peinture.

Cas type 2 — Chéneau encaissé

Quartier Clignancourt. Débordement vers l’intérieur après obstruction. Eau entrée en tête de mur, descendue derrière l’enduit sur deux niveaux. Deux logements touchés, aucun lien apparent entre eux depuis l’intérieur. Cartographie par relevé d’humidité en façade intérieure, assèchement long, reprise complète.

Cas type 3 — Ancienne chambre de bonne

Secteur Montmartre. 12 m² sous rampant, 6e étage sans ascenseur. Contraintes réelles : acheminement du déshumidificateur, absence de place pour travailler, hauteur limitée. Chantier organisé en une seule montée de matériel, travaux en trois jours après assèchement.

Configurations représentatives de nos interventions

Configurations représentatives de nos interventions dans le 18e arrondissement.

Nos prestations à Paris 18

  • Constat technique daté avec localisation du point d’entrée d’eau
  • Sondage et ouverture des rampants et sous-pentes
  • Dépose des isolants et pare-vapeur colonisés
  • Contrôle et traitement de la charpente apparente
  • Assèchement mécanique, y compris en volumes réduits
  • Traitement fongicide
  • Peinture après dégât des eaux : sous-couche anti-auréoles + finition microporeuse (NF DTU 59.1)
  • Reprise des parements en sous-pente et des revêtements
  • Acheminement de matériel en étages sans ascenseur, chiffré au devis

Besoin de conseils ?

Voir aussi nos conseils sur l’humidité et travaux de peinture intérieure .

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Zone couverte dans le 18e

Quartiers d'intervention

Grandes-Carrières Clignancourt Goutte-d’Or La Chapelle Montmartre

Arrondissements limitrophes

Nous intervenons également dans les arrondissements limitrophes : Paris 9, Paris 10, Paris 17 et Paris 19.

FAQ — Dégât des eaux Paris 18

Pour les dommages causés à l’intérieur de votre logement, oui : la plupart des contrats multirisques habitation couvrent les infiltrations par la toiture au titre de la garantie dégât des eaux, sous réserve des conditions du contrat. En revanche, la réparation de la couverture elle-même relève de l’entretien de la copropriété, pas de l’assurance dommages.
Oui. Une tache sèche en surface ne dit rien de l’état de l’isolant et de la charpente derrière le parement. En sous-pente, l’eau reste piégée dans l’isolant, sans aucune possibilité de séchage naturel. C’est précisément dans ces configurations que les moisissures se développent silencieusement.
Sur les immeubles de la Butte, oui. Les chéneaux encaissés entre le mur de façade et la couverture débordent vers l’intérieur quand ils sont obstrués ou que leurs soudures ont lâché. L’eau entre alors en tête de mur et peut descendre sur un ou deux étages derrière l’enduit, sans trace visible en façade.
La toiture, les chéneaux et les souches de cheminée sont en principe des parties communes : leur réparation incombe à la copropriété, donc au syndic. Votre rôle est de signaler le désordre par écrit, sans délai, et de faire établir un constat technique localisant le point d’entrée d’eau. Les dommages intérieurs relèvent en parallèle de votre assurance.
Sur la zone humide, oui. Une laine minérale tassée par l’eau perd sa performance thermique et devient un support de moisissure. Il n’existe pas de méthode fiable pour la sécher en place derrière un parement fermé. La dépose est limitée à la zone concernée, déterminée par sondage.
Oui, c’est la configuration ordinaire dans le 18e. L’acheminement du matériel d’assèchement et des matériaux est organisé en une seule montée quand c’est possible, et chiffré au devis. Nous protégeons systématiquement les escaliers et les parties communes.
Non. Notre métier est la remise en état intérieure. Nous identifions et documentons le point d’entrée d’eau pour que le couvreur mandaté par la copropriété intervienne, puis nous prenons le relais. Reprendre l’intérieur avant que la couverture ne soit étanche serait du travail perdu.

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