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trois époques cohabitent dans le même immeuble

Entreprise de Dégâts des eaux à Paris 20

Le 20e n’a pas un parc immobilier homogène comme les arrondissements haussmanniens. On y trouve, parfois dans le même immeuble :

  • Du bâti faubourien d’origine — murs en moellon, planchers bois, plâtre sur pierre, canalisations en plomb. Comportement hygrométrique lent : le mur absorbe, stocke, restitue sur des mois.
  • Des réhabilitations successives — doublages en plaque de plâtre collés sur le moellon, réseaux en cuivre puis en PER ajoutés à différentes époques, sols coulés par-dessus les planchers bois, faux plafonds masquant les plafonds d’origine.
  • Des surélévations ou extensions récentes — ossature légère posée sur un bâti ancien, avec des jonctions qui travaillent différemment selon les saisons.

Le problème n’est pas qu’un mur soit ancien ou récent. Le problème, c’est la jonction entre les deux.

Les pathologies spécifiques que cela crée

Les raccords de plomberie multi-matériaux

Un réseau qui enchaîne plomb, cuivre et PER multiplie les points de raccord, chacun avec son mode de défaillance. La corrosion galvanique aux jonctions plomb-cuivre est une source de fuite lente et chronique.

Les doublages collés sur moellon humide

Quand un doublage en plaque de plâtre a été collé directement sur un mur en moellon non traité, l’humidité migre entre les deux et reste piégée. Le doublage peut paraître sec en surface alors que le mur derrière est saturé. En cas de dégât des eaux, le séchage est extrêmement lent car l’air ne circule pas.

Les planchers mixtes

Un sol récent — chape, carrelage — coulé sur un ancien plancher bois crée un sandwich qui retient l’eau. Le plancher bois pourrit sans signe visible en surface.

Les faux plafonds

Un dégât des eaux peut se propager sur plusieurs mètres au-dessus du faux plafond avant de se manifester. L’eau apparaît loin du point de fuite, ce qui complique le diagnostic.

Ce que cela change pour la remise en état

Ouvrir avant de chiffrer

Dans un bâti hétérogène, nous ne pouvons pas chiffrer un plafond sans savoir ce qu’il y a derrière. La première visite inclut systématiquement un sondage des zones suspectes — pas pour facturer de l’ouverture, mais pour établir un devis qui correspond à la réalité. Un devis « à l’aveugle » dans le 20e, c’est un avenant garanti.

Adapter la technique au support réel

On ne reprend pas un plâtre sur moellon comme une plaque de plâtre sur rail. Le temps de séchage, la sous-couche, la finition et le coût sont différents. Nous identifions le support réel, pas le parement visible.

Sécher le bon matériau

Dans un mur doublé, le déshumidificateur sèche l’air ambiant et le parement, pas le moellon derrière. Quand c’est nécessaire, nous déposons le doublage pour sécher le mur porteur, puis nous reconstruisons. C’est plus long et plus coûteux, mais c’est la seule méthode qui empêche la moisissure de revenir.

Travaux de peinture après dégâts des eaux

Cas concrets rencontrés dans le 20e arrondissement

Cas type 1 — Raccord plomb-cuivre

Quartier Belleville. Fuite lente à la jonction plomb-cuivre dans un immeuble réhabilité dans les années 90. L’eau imprégnait le moellon derrière le doublage depuis plusieurs mois. Doublage sec en surface, mur saturé derrière. Dépose du doublage sur 6 m², assèchement du moellon pendant trois mois, reconstruction du doublage et peinture.

Cas type 2 — Plancher mixte

Secteur Charonne. Fuite de salle d’eau au 3e, dégât signalé au 2e par le voisin du dessous. Chape sur plancher bois : l’eau avait cheminé entre les deux et résurgé deux pièces plus loin. Dépose partielle de la chape, séchage du plancher bois, vérification de sa solidité, remise en état du plafond du 2e.

Cas type 3 — Surélévation

Secteur Ménilmontant. Infiltration à la jonction entre le mur d’origine en moellon et l’extension en ossature bois au dernier étage. L’eau entrait par le joint entre les deux systèmes constructifs, aggravée par les mouvements thermiques saisonniers. Constat technique remis au syndic, reprise intérieure après traitement de la jonction par le façadier.

Configurations représentatives de nos interventions

Configurations représentatives de nos interventions dans le 20e arrondissement.

Nos prestations à Paris 20

  • Sondage des zones suspectes dès la première visite : doublages, faux plafonds, planchers mixtes
  • Identification du support réel derrière le parement visible
  • Dépose des doublages pour assèchement du mur porteur quand nécessaire
  • Assèchement mécanique longue durée avec suivi hygrométrique
  • Traitement fongicide
  • Peinture après dégât des eaux : sous-couche anti-auréoles + finition adaptée au support (NF DTU 59.1)
  • Reprise de plafonds sur lattis ou en plaque de plâtre
  • Reconstruction de doublages, cloisons et revêtements de sol
  • Constat technique pour le syndic en cas d’infiltration par jonction structurelle

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Zone couverte dans le 20e

Quartiers d'intervention

Belleville Père-Lachaise Charonne Saint-Fargeau Ménilmontant

Arrondissements limitrophes

Nous intervenons également dans les arrondissements limitrophes : Paris 10, Paris 11 et Paris 19.

FAQ — Dégât des eaux Paris 20

Parce que le doublage en plaque de plâtre, collé ou sur rail, crée une lame d’air — ou pas d’air du tout — entre lui et le mur en moellon. L’humidité reste piégée derrière sans pouvoir s’évaporer vers l’intérieur. Le parement peut rester sec en surface pendant des mois alors que le mur porteur est saturé. C’est pour cela qu’un sondage est indispensable.
Pas nécessairement. Une réhabilitation des années 2000 a souvent conservé une partie du réseau d’origine — notamment les colonnes en plomb — et raccordé du cuivre ou du PER dessus. Ces raccords multi-matériaux sont les points faibles du réseau. La corrosion galvanique aux jonctions plomb-cuivre provoque des fuites lentes et chroniques.
Oui, dans un bâti hétérogène. L’eau peut cheminer entre une chape et un plancher bois, au-dessus d’un faux plafond, ou derrière un doublage collé, et ressortir plusieurs mètres plus loin, voire dans une autre pièce ou à l’étage inférieur. Le diagnostic consiste à remonter le chemin de l’eau, pas seulement à traiter le point de résurgence.
Non, pas systématiquement, mais dans un bâti ancien doublé, c’est souvent la seule solution efficace. Un déshumidificateur sèche l’air ambiant et le parement, pas le moellon derrière un doublage collé. Quand les relevés d’humidité montrent que le mur porteur est saturé, la dépose est nécessaire pour permettre un séchage réel.
Oui. Le bois est pris en sandwich entre la chape et le plafond de l’étage inférieur, sans ventilation. Il reste humide longtemps après que la surface a séché. Quand nous intervenons sur un sinistre impliquant un plancher mixte, nous vérifions systématiquement l’état du bois par sondage.
C’est une question qui relève de votre syndic et de votre conseil. Si la surélévation a été réalisée pour le compte de la copropriété, la jonction est généralement une partie commune. Si elle a été réalisée par un copropriétaire privatif, la responsabilité dépend de l’acte. Notre rôle est de fournir un constat technique localisant le défaut, qui permet ensuite d’engager la bonne discussion.
Oui. Les anciens ateliers et cours du 20e, reconvertis en logements, présentent souvent des verrières, des châssis de toit et des réseaux d’évacuation surdimensionnés ou sous-dimensionnés pour l’usage actuel. Nous adaptons notre intervention au bâti réel, pas au bâti théorique.

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